Ski outfitters generous
by Matthew Fisher
The Fischer ski company sold 900,000 pairs of skiis in 1980, making it the third biggest ski firm in the world after Rossignol and Elan. A big part of the Austrian company’s advertising budget goes to support its stable of downhill racers which includes Austrians Peter Wirnsberger and Harti Weirather, Switzerland’s Toni Buergler and Canadians Steve Podborski, Ken Read and Chris Kent. Laurie Graham, Canada’s top woman downhiller, also uses Fischer skis.

Laurie Graham on the slopes in Europe.
Laurie Graham sur les pistes européennes.
The relationship between a ski company and its racers is unlike any other in amateur sport except perhaps that between top track athletes and shoe manufacturers. It is such a close relationship that when Wirnsberger and Podborski won silver and bronze medals at the 1980 Lake Placid Olympic downhill, they and their teammates were fêted that evening at a private dinner hosted by the company president — Herr Fischer himself.
Estimates of how much Fischer invests in its racing program go as high as 20 million Austrian schillings or two million Canadian dollars.
“We can’t tell exactly how much racing sells skis,” says Fischer race program manager Sepp Trinkl, “but we do it to help sales. And it only helps sales when we win or place in the first three.”
In December of 1980, Weirather and Podborski both won World Cup downhill races and Wirnsberger, Read and Podborski all had second or third place finishes.
The Canadian skiers are particularly popular with the Fischer ski company because as non-Europeans they can sell skis to the huge North American market.
Hans Rammelmueller, a serviceman from the Fischer factory, travels with the Canadian team and is responsible for ski preparation and selection, working closely with Canadian downhill coach Heinz Kappeler. During the summer, Rammelmueller is either at the factory preparing new skis or in New Zealand testing them under winter conditions.
“We have four different types of race skis,” says Ken Read. “Twos, threes, fours, and sixes. It used to be that the skis were numbered in order from warm snow to cold snow. Now the numbers don’t mean anything. There isn’t any number five anymore and the six is warmer than the four. The three is for the coldest snow and we almost never use the two.”
Each pair of race skis used in the downhill costs about $400. The Canadians lug ten or 15 pairs of skis to every race . . . race skis, training skis, inspection skis, and slalom and giant slalom skis.
“If this wasn’t amateur sport, I’d call the Canadians professionals,” says Sepp Trinkl. “For example, Ken Read is very friendly with the journalists even when he doesn’t do well. He’s well-spoken, well-dressed and knows what’s going on. He does a lot for himself and he does a lot for Fischer.”
And Read is as satisfied with the close working relationship as Trinkl is.
“When you race, people come to watch,” says Read. “They assume the skiers are the best in the world. So logically they must be using the best products in the world. They see names like Fischer and Rossignol over and over again. People want to identify with the best products. Because of this we are marketable for the manufacturer. And we need them because we need good equipment to do well.”
“We want to stay with the Canadians because we communicate well together,” says Trinkl. “There are absolutely no complications in our relationship with them. Things aren’t quite so easy with the Austrians. Some of them claim that we give the Canadians the best skis to help international sales. But for us, the Austrians and Canadians are the same except that the Austrians have a lot more skiers. If you count just the first seed, the Canadians and the Austrians are equal. They are the best downhill racing teams in the world.”
Un investissement qui rapporte
par Matthew Fisher
La compagnie de skis Fischer vendit 900,000 paires de skis en 1980, se classant au troisième rang des manufacturiers derrière Rossignol et Elan. Une grande partie du budget de publicité de la firme autrichienne est consacré à son équipe de descendeurs dont les skieurs autrichiens Peter Wirnsberger et Harti Weirather, le Suisse Toni Buergler, et les Canadiens Steve Podborski, Ken Read et Christ Kent. Laurie Graham, la meilleure descendeuse canadienne skie également sur Fischer.
La relation entre une compagnie de skis et ses coureurs ne ressemble à rien d’autre dans le monde du sport amateur sauf peut-être au rapport entre les meilleurs athlètes et les manufacturiers de chaussures.
Il s’agit d’une relation tellement étroite, que lorsque Wirnsberger et Podborski remportèrent des médailles d’argent et de bronze à la descente olympique du Lake Placid en 1980, ils furent reçus, avec leurs coéquipiers à un dîner privé offert par le président de la compagnie, nul autre que Herr Fischer lui-même.
On estime que Fischer investit jusqu’à 20 millions de schillings autrichiens ou deux millions de dollars canadiens dans son programme de course.
“Il est difficile d’évaluer exactement combien de skis se vendent à cause des courses,” affirme Sepp Trinkl, gérant du programme de course de Fischer, “mais nous le faisons pour aider les ventes. Et les ventes n’en profitent que si nous gagnons ou nous plaçons parmi les trois premiers.”
En décembre 1980, Weirather et Podborski remportèrent tous deux des descentes de la Coupe du Monde et Wirnsberger, Read et Podborski se méritèrent tous des deuxièmes ou troisièmes places.
Les skieurs canadiens sont particulièrement appréciés de la compagnie de ski Fischer, car en tant que non-Européens, ils peuvent rejoindre le vaste marché Nord-américain.
Hans Rammelmueller, représentant de service de la compagnie Fischer, se déplace avec l’équipe canadienne et il est responsable de la préparation et de la sélection des skis, en étroite collaboration avec l’entraîneur canadien de descente Heinz Rappeler. Rammelmueller passe l’été soit à la manufacture, à préparer de nouveaux skis, ou en Nouvelle-Zélande, à les tester dans des conditions hivernales.
“Nous avons quatre genres différents de skis de course,” explique Ken Read. “Des numéros deux, trois, quatre et six. A l’époque, les skis étaient numérotés dans l’ordre pour les neiges chaudes aux neiges froides. Mais les numéros ne signifient plus rien maintenant. Le numéro cinq n’existe plus et les six sont plus chauds que les quatre. Les trois servent à la neige la plus froide et nous ne nous servons presque jamais des deux.”
Chaque paire de skis utilisés en descente coûte près de $400. Les Canadiens traînent dix à quinze paires de skis pour chaque course. . .des skis pour la course, l’entraînement, l’inspection du parcours, et des skis de slalom et de slalom géant.
“S’il ne s’agissait pas d’un sport amateur, je qualifierais les Canadiens de professionnels,” indique Sepp Trinkl. “Ken Read, par exemple, est très amical avec les journalistes, même lorsqu’il n’a pas de bons résultats. Il s’exprime bien, a une belle présentation et est au courant de ce qui se passe. Il se rend service à lui-même et rend grand service à la compagnie Fischer.”
Et Read s’avoue aussi satisfait de l’étroite relation de travail que l’est Trinkl.
“Lorsque vous courez, les gens viennent pour vous voir,” de dire Read. “Ils prennent pour acquis que les skieurs sont les meilleurs au monde. Alors, logiquement, ils se doivent d’utiliser les meilleurs produits au monde. Ils voient des noms comme Fischer et Rossignol sans arrêt. Les gens veulent s’identifier aux meilleurs produits. C’est pour cela que nous sommes un bon produit pour le manufacturier. Et nous avons besoin d’eux parce que nous avons besoin d’un bon équipement pour réussir.”
“Nous tenons à rester avec les Canadiens parce que nous communiquons très bien ensemble,” explique Trinkl. “Nous n’avons vraiment aucun problème dans nos relations avec eux. Ça n’est pas aussi facile avec les Autrichiens. Certains d’entre eux affirment que nous donnons les meilleurs skis aux Canadiens pour aider les ventes internationales. Mais pour nous, les Autrichiens et les Canadiens sont les mêmes, sauf que les Autrichiens ont beaucoup plus de skieurs. Mais si vous ne regardez que le premier groupe, les Canadiens et les Autrichiens sont à égalité. Ils sont les meilleures équipes de descente au monde.”
