Not everything that runs wears Adidas
by Dr. Michael Banks
In recent years, Canadian athletes have competed at international events with increasing frequency. All this travel around the globe has included visits to developing countries where dubious sanitation and inadequately prepared food can be encountered. As a result, travellers diarrhea has been a major problem for many athletes. Victims are stricken suddenly and are often unable to compete.
Cause
The most common cause of travellers diarrhea is infection by bacteria (E. coli). E. coli produce a toxin which stimulates abnormal secretion of fluid and electrolytes from the lining of the small bowel. Additional causes include other bacteria (Shigella, Salmonella and Campylobacter) and viruses which invade and damage the intestinal lining.
E. coli infection is spread by contaminated food and water. The incubation period is only a few days. Athletes with diarrhea which starts one to two weeks after travel commences should be investigated for Giardiasis, a parasitic disease.
Prevention
Strict hygenic measures must be followed. Athletes should drink only boiled or carbonated water. Ice, salads, watermelon, and unpeeled fruit should be avoided. Meat and shell fish should be fresh and well-cooked.
The use of prophylactic medication as a means of avoiding travellers diarrhea is recommended. Enterovioform is a common recommendation but its use should be limited because of serious side effects.
An antibiotic called doxycycline (Vibramycin) has recently been shown to be an effective preventive, particularly in Africa. The recommended dosage is 200 mg on the day of travel, followed by a single 100 mg capsule taken daily for three weeks. The medication should be taken with food. Most E. coli are susceptible to this antibiotic and protection lasts an additional week following completion of medication. It is not recommended for pregnant women or children under eight.
Women who take an antibiotic for three weeks may develop yeast infection resulting in uncomfortable itching which may have to be treated as well.
Teams requiring large amounts of this medication should investigate buying the generic product from a pharmacist to save money.
Treatment
Athletes suffering from mild diarrhea should try a fluid diet. For example:
Fruit juice (orange or apple) to provide potassium 8 ounces
Honey, corn syrup or table sugar 1/2 tsp.
Table salt 1 pinch
Avoid dairy foods during and immediately after the illness. As symptoms subside, try hard candy, bananas, plain rice, eggs, or toasted bread. Once an individual is victimized with diarrhea, it is seldom appropriate to be treated with antibiotics. At this point, these drugs do not influence the duration or severity of the illness, and indeed may retard clearance of bacteria. In severe illness associated with chills, bloody stools or drowsiness, it is mandatory to consult a physician for proper treatment.
“Bowel Stoppers” may provide symptomatic relief in some individuals. But these drugs (Lomotil or Imodium, for example) also delay the disappearance of the organism from the stool and may prolong the illness. They should be used only under a physician’s guidance.
Hydration
In the case of severe diarrhea, it may become important to rehydrate the patient. It is possible to have a pharmacist mix the following ingredients in a waterproof plastic vial or foil package:
20 grams glucose; 3.5 grams NaCI; 2.5 grams NaHC03; 1.5 grams KCL
The contents of each vial can be dissolved in 1 litre of water when needed. A patient with severe diarrhea — more than 10 watery stools per day — may sip 1 to 1 1/2 litres every six hours. The patient with five to 10 stools per day should be allowed 1 to 2 litres in 24 hours.
Dr. Michael Banks, a family physician practising in Halifax, is a member of the Canadian Academy of Sport Medicine.
Next issue: Cold treatment for acute injury.
un corps sain
Tout ce qui court ne porte pas des Adidas
par le docteur Michael Banks
Au cours des dernières années, de plus en plus d’athlètes canadiens ont participé à des épreuves internationales. Tous ces voyages autour du globe ont compris des visites à des pays en voie de développement où l’on retrouve souvent des conditions sanitaires douteuses et une nourriture inadéquatement préparée. L’une des conséquences majeures a été le problème de la diarrhée du voyageur. Les victimes sont frappées de façon soudaine et, souvent, elles ne peuvent participer à la compétition.
Cause
La cause la plus fréquente de la diarrhée du voyageur est une infection bactérienne (E. coli). E. coli produit une toxine qui stimule une secrétion anormale de liquides et d’électrolytes de la paroi de l’intestion grêle. On peut identifier comme causes additionnelles d’autres bactéries (Shigella, Salmonella et Campylobacter) et des virus qui envahissent et endommagent la paroi intestinale.
Une infection E. coli se transmet par l’intermédiaire de nourriture et d’eau contaminées. La période d’incubation n’est que de quelques jours. Les athlètes souffrant de diarrhée une ou deux semaines après le début du voyage doivent être examinés pour déterminer s’il s’agit d’une “Giardiasis”, maladie parasitaire.
Prévention
On doit suivre des mesures hygiéniques très strictes. Les athlètes ne doivent boire que de l’eau bouillie ou en bouteille. On doit éviter la glace, les salades, le melon d’eau et les fruits non pelés. La viande et les fruits de mer doivent être frais et bien cuits.
On recommande l’utilisation de médicaments prophylactiques comme méthode de prévention contre la diarrhée du voyageur. On recommande souvent l’entérovioforme, mais l’usage doit en être limité à cause de sérieux effets secondaires.
On a récemment découvert qu’un antibiotique appelé doxycycline (Vibramycin) peut-être un préventif efficace, surtout en Afrique. On recommande généralement une dose de 200 mg le jour du déplacement, suivi de capsules de 100 mg prises quotidiennement pendant trois semaines. On doit prendre le médicament en mangeant. La plupart des E. coli sont affectés par cet antibiotique et la protection s’étend sur une semaine après la période d’ingestion du médicament. Il n’est pas recommandé pour les femmes enceintes et les enfants de moins de huit ans.
Les femmes qui consomment un antibiotique pendant trois semaines risquent de souffrir d’une légère infection causant une irritation désagréable qu’il faudra vraisemblablement traiter également.
Les équipes ayant besoin de grosses quantités de ce genre de médication devraient envisager l’achat du produit générique auprès du pharmacien, ce qui est moins onéreux.
Traitement
Les athlètes affligés d’une légère diarrhée doivent adopter un régime liquide, par exemple:
jus de fruits (orange ou pomme) pour le potassium 8 onces
miel, sirop de maïs ou sucre de table 1 /2 c. thé
sel de table 1 pincée
Il faut éviter les produits laitiers au cours de la maladie et immédiatement après. Lorsque les symptômes s’estompent, essayez des bonbons durs, du riz naturel, des bananes, des oeufs ou du pain grillé. Une fois qu’une personne souffre de diarrhée, il est rarement approprié de la traiter â l’aide d’antibiotiques. À ce stade, ces drogues n’influencent aucunement la durée ou la gravité de la maladie, et peuvent même retarder la disparition de la bactérie. En cas de maladie grave accompagnée de frissons, de selles sanglantes ou de somnolence, il faut absolument consulter un médecin.
Les “Bowel Stoppers” (contrôleurs intestinaux) peuvent offrir un soulagement symptomatique chez certaines personnes. Mais ces médicaments (Lomotil ou Imodium, par exemple) retardent la disparition des organismes des selles et peuvent prolonger la maladie. On ne doit les utiliser que sous la surveillance d’un médecin.
Hydratation
Dans les cas de diarrhée grave, il peut être nécessaire de réhydrater la victime. Un pharmacien peut préparer les ingrédients suivants dans une fiole en plastique étanche ou dans un emballage aluminium:
20 grammes de glucose; 3.5 grammes de NaCI; 2.5 grammes de NaHCOs; 1.5 grammes de KCL.
On peut dissoudre le contenu de chaque fiole au besoin, dans un litre d’eau. Un patient qui souffre de diarrhée grave, c.-à-d. plus de 10 selles liquifiées par jour, peut en boire 1 à 1 1/2 litre toutes les six heures. Le patient dont les selles sont au nombre de 5 à 10 par jours devrait prendre 1 à 2 litres de ce mélange en 24 heures.
Le docteur Michael Banks, médecin de famille à Halifax, est membre de l’Académie canadienne de médecine sportive.
Prochain numéro: Le froidau secours des athlètes blessés.
