Bridging the Gap

Massage ‘treats’ athletes

by Jill Orendorff

European coaches and athletes, and European society for that matter, have long appreciated the merits of massage and regularly incorporate the technique into training regimes. In Canada, massage has been misrepresented and misunderstood. Now Canadian coaches and athletes are beginning to recognize that it is a critical element in preparing and training an athlete for competition and is an excellent psychological, conditioning and recovery tool.

“During the world championships,” says world water ski champion Pat Messner, “I would not have done as well without the use of massage and mental relaxation. Massage relaxes my muscles, particularly after heavy training when I feel completely spent. It’s the only way I can really relax.”

Mechanically, massage increases venous and lympathic flow, provides gentle to deep stretching of tissue, and helps break up subcutaneous scar tissue.

Physiologically, massage helps soft tissue tend towards normal metabolic balance by facilitating the supply of incoming nutrients and the exit of metabolic waste products.

A marathoner, Dave Dyer, prompted by an East European to incorporate massage into his training, reports: “I use it to bring me down, to relax my muscles, my legs. It relaxes my upper body the most. I use it as a psychological treat, as a reward.”

He feels that massage helps him spend energy more specifically, thereby conserving energy. It also helps him deal with special problems such as calf tightness and heightening of his body awareness. As a result, he is better able to relax the muscles non-specific to running and to achieve a feeling of overall relaxation while competing or training heavily.

Elmer Ukkola, a well-known masseur who works with Finnish national track athletes, says in Track and Field News that “massage is for anyone involved in systematic training.” He points out that regular massage ensures removal of stress symptoms in the muscles, making an uninterrupted program of tough basic conditioning possible. Ukkola calls it “preventative treatment”.

The Canadian alpine ski team employs a full-time masseur to assist its athletes in “body maintenance”. Results have been very encouraging with athletes experiencing discernibly less injury and loss of practice time. The psychological benefits are also significant but difficult to quantify.

Given the fact that most sports have only limited access to physicians, physiotherapists and particularly masseurs with a background in sport, an important skill addition for a coach is a working knowledge of massage techniques. And the techniques of self-massage can be taught to and practiced by athletes themselves.

Before an event, athletes can be massaged for 30 minutes to loosen up muscles and provide a warm-up effect from the friction quality of massage. Pre-competition stretching then follows the massage.

The purpose of pre-conditioning is to ready the muscles for exertion. Following the activity, massage carries away the waste products which have collected due to the exertion. The tired muscle seeks rest and inactivity. If the muscle is intensely exhausted, it won’t perform its normal activity of “milking” these by-products into the venous return. The athlete who puts forth a supreme effort is physically tired and, at this stage, exercise cannot accomplish the desired exchange in metabolism because the muscles are too weary to profit from further exercise. Gently kneading the muscle free of such by-products will allow it to take advantage of the fresh supply of blood and lymph which automatically follows the massage.

There is a growing awareness of the benefits of utilizing the techniques of stress reduction, mental rehearsal, progressive muscular relaxation, and efficient use of energy in general training as well as a recognition of the need to learn in a relaxed state as opposed to learning in a tense state.

Massage interacts with all these needs and can be a way to experience states of relaxation which most people are unable to achieve on their own. After having experienced varying degrees of deeper relaxation through massage, individuals should become able to induce these states themselves and at will.

The benefits of massage include a decrease in injury due to enhanced concentration resulting from stress control; more efficient use of energy by removal of tenseness in musculature which is not directly involved with the task at hand; improved rate of psychological and physiological recovery; decreased overall stress levels; and decreased dependency on drugs (to induce pre-competitive sleep, for instance).

Only after experiencing massage given by a registered massage therapist can an individual appreciate the concept and visualize its application in a sport specific sense.

Contact an athletic therapist or sport injury physiotherapist since massage therapists often work in conjunction with these individuals. And read Healing Massage Techniques — A Study of Eastern and Western Methods, by F.H. Tappan, Reston Publishing Company, Ltd., Reston, Virginia 1980.

Jill Orendorff is an Ottawa-based massage therapist.

Quoi de neuf

Les bienfaits du massage

par Jill Orendorff

Les athlètes et entraîneurs européens tout comme la société européenne d’ailleurs, reconnaissent depuis longtemps les mérites du massage et intègrent régulièrement cette technique aux programmes d’entraînement. Au Canada, le massage est mal connu et mal compris. Mais les entraîneurs et athlètes canadiens commencent à accepter le massage comme un élément essentiel à la préparation et à l’entraînement d’un athlète pour la compétition, de même qu’un excellent outil psychologique, de conditionnement et de récupération.

La championne du monde de ski nautique Pat Messner s’explique: “Je n’aurais pas obtenu les mêmes succès aux championnats du monde sans le massage et la relaxation mentale. Le massage détend mes muscles, surtout après une période d’entraînement intensif dont je sors vidée. C’est le seul moyen qui m’aide vraiment à me détendre”.

Sur le plan mécanique, le massage augmente le flux veineux et lymphatique, assure un assouplissement en douceur ou en profondeur des tissus, et favorise la dissolution du tissu cicatriciel sous-cutané.

Sur le plan physiologique, le massage aide les tissus à atteindre un équilibre métabolique normal en facilitant l’approvisionnement en substances nutritives et l’évacuation des déchets.

Un marathonien, Dave Dyer, encouragé par un Européen de l’Est à incorporer le massage à son entraînement, affirme: “Je l’utilise pour me calmer, pour me détendre les muscles et les jambes. Cela me relaxe surtout le haut du corps. Je m’en sers comme d’une récompense psychologique.”

Il est convaincu que le massage lui permet de dépenser son énergie de façon plus spécifique, et par le fait même, de la mieux conserver. Cela l’aide également à résoudre des problèmes particuliers comme la tension des mollets, et à rehausser l’acuité des sensations physiques. Conséquemment, il lui est plus facile de détendre les muscles qui ne sont pas indispensables à la course et d’accéder à une sensation de détente générale même en compétition ou en période d’entraînement intensif.

Elmer Ukkola, un masseur bien connu qui travaille avec l’équipe nationale d’athlétisme de Finlande, affirme dans Track and Field News que “le massage s’adresse à toute personne qui pratique un entraînement systématique”. Il précise que des massages réguliers assurent la suppression des symptômes de tension musculaire, rendant possible un programme ininterrompu et ardu de conditionnement de base. Selon Ukkola, il s’agit d’un “traitement préventif”.

L’équipe canadienne de ski alpin s’est assurée les services permanents d’un masseur pour aider à “l’entretien physique” de ses athlètes. Les résultats ont été très encourageants, et il est évident que les athlètes se blessent moins souvent et perdent moins de temps d’entraînement. Les avantages psychologiques sont également bénéfiques mais plus difficiles à évaluer.

Compte tenu du fait que la plupart des sports ont assez difficilement accès aux services de médecins, de physiothérapeutes, et surtout de masseurs ayant des connaissances sportives, il devient important que l’entraîneur possède une connaissance de base des techniques de massage. Et l’on peut enseigner aux athlètes les techniques d’auto-massage qu’ils pourront ensuite pratiquer eux-mêmes.

Avant une compétition, les athlètes peuvent recevoir un massage d’une trentaine de minutes afin de relâcher les muscles et bénéficier de l’effet d’échauffement produit par les mouvements de friction du massage. Après le massage, on peut passer aux exercices d’assouplissement pré-compétition.

Le but du pré-conditionnement est de préparer les muscles à l’effort. Une fois l’activité complétée, le massage aide à éliminer les déchets accumulés au moment de l’effort. Les muscles fatigués sont en quête de repos et d’inactivité. Si le muscle est particulièrement épuisé, il n’arrivera pas à jouer son rôle normal et à transmettre ces sous-produits dans le reflux veineux. L’athlète qui fournit un effort extrême est physiquement fatigué et, à ce stade, l’exercice ne pourra réaliser le changement métabolique désiré parce que les muscles sont trop exténués pour tirer avantage d’exercice supplémentaire. Un massage en douceur du muscle aidera à éliminer ces sous-produits et lui permettra de bénéficier de l’approvisionnement frais de sang et de lymphe qui s’ensuit automatiquement du massage.

L’on est de plus en plus conscient des avantages offerts par l’utilisation de techniques de réduction de la tension, de la répétition mentale, de la détente musculaire progressive et de l’utilisation efficace de l’énergie à l’entraînement normal, et l’on reconnaît de plus en plus le besoin de mener l’apprentissage dans un état de détente plutôt que sous l’effet de tension.

Le massage est approprié à tous ces besoins et peut aider à atteindre ces états de détente que la plupart des gens n’arrivent pas à atteindre eux-mêmes. Une fois qu’ils auront expérimenté divers niveaux de profonde détente grâce au massage, les individus devraient pouvoir les provoquer eux-mêmes et à volonté.

Parmi les bienfaits du massage, l’on compte une réduction des blessures grâce à une meilleure concentration résultant du contrôle de la tension, une utilisation plus efficace de l’énergie par l’élimination de la tension des muscles qui ne sont pas directement impliqués dans l’activité en cours, un taux de récupération psychologique et physiologique amélioré, une réduction générale des niveaux de tension, et une dépendance réduite sur les drogues (pour inciter le sommeil avant une compétition, par exemple).

Un individu ne pourra apprécier le concept et en percevoir les applications spécifiques au sport qu’après avoir expérimenté un massage donné par un thérapeute de massage certifié.

Vous pouvez approcher un thérapeute sportif ou un physiothérapeute traitant les blessures sportives puisque les thérapeutes en massage travaillent souvent en collaboration avec eux. Et il faut lire “Healing Massage Techniques — A Study of Eastern and Western Methods, par F.H. Tappan, publié par Reston Publishing Company, Ltd, Reston Virginie 1980.

Jill Orendorff est thérapeute en massage et vit à Ottawa.